FILMOGRAPHIE

Voici une liste de films qui éclairent une question existentielle ou un aspect de la psychologie humaine. Cette liste est loin d’être exhaustive et ne se veut pas surtout pas une critique cinématographique (du coup, désolé pour les petits spoilers). N’hésitez pas à nous faire part de vos découvertes pour compléter cette liste.

Autour d'une thématique existentielle:
la liberté, la culpabilité, le choix, le destin…

The reader (2009), un film allemand-américain de Stephen Daldry. Y est merveilleusement traité le thème de la responsabilité, de la culpabilité, la question du jugement sur autrui, de la justice.

Hannah Arendt (2013). Un film de Margarethe Von Trotta sur l’histoire de la philosophe juive alors qu’elle couvre pour la presse le procès du nazi Adolf Eichmann. Là encore la question du mal, de la responsabilité individuelle et de la culpabilité, le non jugement…

Mission (1986), de Roland Joffé, avec Robert de Niro. Magnifique fresque qui met en scène la thématique de la culpabilité réelle (ou existentielle), du rachat, du pardon.

Babel (2006), du mexicain Alejandro Iñarritu. Avec Brad Pitt. Bouleversant et troublant sur le thème de l’incompréhension, du manque de communication, des conséquences douloureuses l’absence de de compassion et d’empathie.

The Bubble (2006). Film franco-israélien de Eytan Fox. Sur fond de conflit israélo-palestinien, d’incompréhension, d’opposition idéologique ou religieuse stérile, l’histoire d’amour entre un palestinien et un israélien.

Les cerfs-volants de Kaboul (The Kate Runner, 2008), de Marc Forster. Sur la trahison, la déloyauté, la honte, la culpabilité, le pardon. En plus un très beau film.

Sur les troubles psychologiques
(à visionner avant certains modules de psychopathologie !)

Mr Jones (1994). Une comédie américaine avec Richard Gere. Bonne illustration du trouble bipolaire, appelé à l’époque la psychose maniaco-dépressive.

Quoi de neuf, Bob ? (2000). Une comédie américaine (assez drôle d’ailleurs) de Frank Oz. Excellente illustration des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Un homme d’exception (2001). Drame américain de Ron Howard (oscar du meilleur film). Sur la schizophrénie paranoïaque. Basée sur la biographie du scientifique John Forbes Nash Jr.

Rain Man (1989). Comédie dramatique avec Dustin Hoffman et Tom Cruise. L’un des premiers films sur l’autisme. Et un classique.

Baby Driver (2017). Film d’action autour du braquage d’une banque. Pour nous, l’intérêt du film est que le héros a de des traits caractéristiques de l’autisme, sans pour autant que ce soit mentionné, caricatural ou que ce soit le sujet de ce long métrage britanico-américain.

Atypical. Série diffusée sur Netflix depuis 2017. Un adolescent autiste confronté aux difficultés du passage à l’âge adulte.

Jimmy P., Psychothérapie d’un indien des plaines (2013). Drame de Arnaud Desplechin. Schizophrénie et ethnopsychiatrie.

Mommy (2014). Drame de Xavier Dolan (on aime beaucoup ce jeune réalisateur canadien). Sur le trouble du déficit de l’attention chez un adolescent associé à des troubles de l’humeur et des comportements violents-agressifs.

Mon roi (2015). Drame de Maïwenn avec Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel. Relation de couple destructrice. Dépendance et co-dépendance, toxicité dans les relations. Allez, on peut le dire, le beau portrait d’un pervers narcissique (quelle horrible expression !).

Black Swan (2010). Drame psychologique avec Natalie Portman. Sur la relation à la mère, les projections sur les enfants, la souffrance du perfectionnisme, la dualité de l’être humain et sa partie obscure.

The Hours (2003). Avec Nicole Kidman et Julianne Moore et Merryl Streep. Un morceau de vie de l’écrivaine Virginia Woolf lorsqu’elle lutte contre la folie. Le suicide, la maladie mentale, l’angoisse, le mal-être, la dépression. Une excellente introduction au séminaire sur le suicide.

My Beautiful Boy (2019). Un drame signé Groeningen avec Thimotée Chalamet. Sur l’adolescence, l’addiction aux drogues, les rêves brisés, la lente (très lente et douloureuse) réhabilitation et ses rechutes, l’impuissance de l’entourage. A voir avant le module sur les addictions.

Oslo, 31 août (2011). Film norvégien. Sur l’addiction et la réhabilitation, le mal de vivre, la solitude et l’incommunicabilité. A voir avant le séminaire sur les addictions.

Forest Gump (1994, version restaurée en 2015). De Robert Zemeckis. Un classique du genre avec Tom Hanks. L’histoire incroyable d’un « simple d’esprit » (QI inférieur à 75), le ravi d’autrefois.

Le huitième jour (1996). Avec Daniel Auteuil, Miou-Miou et Pascal Duquenne. La belle histoire d’un trisomique (syndrome de Down).

Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975), de Milos Forman avec Jack Nicholson. Un désormais classique sur la violence des institutions psychiatriques.

Birdy (1984), de Alan Parker. Les séquelles psychologiques de la guerre du Vietnam. La schizophrénie, l’hôpital psychiatrique, la folie, l’amitié.

Sur la famille (vous avez dit dysfonctionnelle ?)

Un air de famille (1996). De Cédric Klapish. La névrose familiale dans toute sa splendeur… ou son horreur !

Des gens comme les autres (1980). Réalisé par Robert Redford. Sur la désagrégation d’une famille bourgeoise, dysfonctionnement familial, la mort d’un membre de la famille, le narcissisme maternel, l’apparence sociale, l’absence d’amour et d’empathie. Culpabilité, dépression, suicide. Séances de thérapie familiale avec un psychiatre.

Juste la fin du monde (2016), de Xavier Dolan. Sur une famille dysfonctionnelle, les relations entre frères, la jalousie, le retour de l’enfant prodige. Une superbe introduction avant de suivre le module sur la thérapie systémique.

Festen (Fête de famille). Fil danois sorti en 1998 et repris en 2018. Sur les secrets de famille, les non-dits qui soudain sont mis sur la table, la honte.

De la diversité humaine (et il nous en manque plein !)

Baisers cachés (2016), de Didier Bivel avec Patrick Timsit. Sur l’adolescence, l’homosexualité naissante chez les ados, le bulllying au lycée, la non acceptation, les préjugés, la honte, le rejet des parents… Eh oui, il y a encore des parents qui rejettent leur enfant pour leur orientation sexuelle.

Gérontophilia (2013). film canadien de Bruce LaBruce. Sur l’amour entre un jeune homme et un vieil homme de 82 ans. Un sujet très rarement, voire jamais, traité. Cette fois de manière très émouvante et pudique.

Grâce à Dieu (2019), de François Ozon. Sur la pédophilie des prêtes et l’omerta des autorités ecclésiastiques.

Voir aussi la plupart des films d’Almodovar, notamment : La mauvaise éducation, Tout sur ma mère, Julieta, Volver.

Une nouvelle amie (2014), de François Ozon avec Romain Duris. Un jeune homme perd son épouse. Il découvre progressivement le goût de s’habiller en femme.

Philadelphia (1994). Film américain, un classique sur les ravages du sida dans les années 80.

100 battements par minute (2017), de Robin Campillo. César du meilleur film en 2018. Sur le même thème que le précédent. L’histoire d’Act-Up au début des années 90. Pour s’initier à un pan important de la culture homosexuelle.

Le psy dans le secret de son cabinet…
et les questions déontologiques en passant !

A Dangerous Method (2011). De David Cronenberg. Sur la psychanalyse junguienne. L’hystérie au début du XXème siècle et son traitement, un morceau de vie de Jung lorsqu’il tombe amoureux d’une patiente, la transgression du cadre psychothérapeutique et l’éthique de la psychothérapie.

L’amant double (2017), Drame de François Ozon. Des dangers de la relation amoureuse avec son psy (dans ce cas, c’est très dangereux !).

Will Hunting (1997). Avec Matt Damon et Robin William dans le rôle d’un counselor (psychothérapeute) dans une université. Sur les adolescents à haut potentiel intellectuel. Très intéressant sur le rôle de la congruence et du dévoilement de soi en thérapie.

Paris (2008). Comédie de Cédric Klapisch. Un excellent premier entretien entre un psy et un patient (Fabrice Luchini) quelque peu « résistant ».

Petites confidences (à ma psy). Une comédie (2006) plus ou moins drôle avec Merryl Streep dans le rôle d’une psy. Mais intéressant sur la thématique du secret professionnel.

Mafia Blues (1999). Avec Robert de Niro. Pour rire un peu au milieu de cette liste un peu déprimante. L’histoire d’un psy qui reçoit en séance un ponte de la mafia de NY. Quelques bonnes interactions entre le psy et son client.

Sur les psychothérapies

L’odyssée de l’empathie (2015). Documentaire de Michel Meignant (105 mn). Avec la participation du Ministère des Affaires sociales. Voir le site.

Entre toi et moi l’empathie (2015). Documentaire de Valeria Lumbroso (50 mn). Visible sur le Net en suivant ce lien.

Le mur (2011). Documentaire de Sophie Robert sur le traitement de l’autisme par la psychanalyse. Une critique féroce.

Le phallus et le néant (2019). Sophie Robert en remet une couche contre la théorie psychanalytique, cette fois au sujet de la sexualité et la question de genre. Toutes les infos sur le site : https://www.lephallusetleneant.com/

Sur le monde, sur l’humanité, sa beauté, ses souffrances et ses espoirs...

Human (2015), de Yan Arthus Bertrand. Une fantastique fresque de l’humanité d’aujourd’hui. Disponible sur YouTube en 4 séquences : https://www.youtube.csur om/channel/UCDNQaVmuu2TyUXLELJuD1lQ

Absolument somptueux, on ne peut pas ne pas mentionner les trois films non narratifs de Godfrey Reggio qui sont restés malheureusement assez confidentiels. Cette trilogie est consacrée à l’histoire de notre planète à travers trois prophéties des Indiens Hopi. Pas de besoin de mots: juste des images et la musique de Philipp Glass qui parlent d’elles-mêmes.

Koyaanisqatsi, la prophétie. Sorti en 1982 (version restaurée en 2018). Absolument magnifique. Des images de nature, de vies sociales, d’individus, des paysages émouvants de beauté arrachés à la paix de la Création par des bulldozers, des brouillards de pollution…

Powaqqatsi, la vie en transformation (1988 puis 2013). Encore des images d’émouvante beauté sur notre monde et les tristes effets de la modernisation de la planète.

Nagoyqatsi, la vie comme guerre (2002). Le monde est devenu numérique. La technologie a eu raison de la nature… De fait, il y a beaucoup d’images de synthèse pour ce dernier volet. Eh oui, près de 30 ans ont passé depuis Koyaanisqatsi. Avec la présence de Elton John, Marlon Brando, Steven Soderbergh.

Baraka (1994). Sur le modèle de la trilogie des qatsi, ayant bénéficié de plus de promotion ; donc peut-être un peu plus facile à se procurer ou à voir en streaming. Un magnifique documentaire de Ron Fricke sur l’histoire du monde, juste avec des images et de la musique.